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[Article] Financer une start-up : une affaire de stratégie

24/11/15

L'Eco des Pays de Savoie a récemment réalisé un article sur le financement de l'innovation avec parmi les témoignages de Startups celui de l'entreprise Lauréate In&Motion. Découvrez ci-dessous un extrait des passages clés de l'article :

 

Pour créer et développer une start-up innovante, le financement est déterminant. Sa préparation, son phasage, les outils à privilégier réclament du temps, des compétences et de l’accompagnement. C’est le constat de la table ronde organisée par Éco des Pays de Savoie et la Caisse d’épargne Rhône Alpes.

 

Réunir des acteurs du financement et de l’accompagnement et des start-up pour plancher sur la thématique du financement des entreprises à fort potentiel d’innovation. C’est ce que viennent de faire Éco des Pays de Savoie et la Caisse d’épargne Rhône Alpes (Cera) en organisant une table ronde le 19 novembre à la pépinière Galiléo du parc d’activités Altais à Chavanod. [...]

 

Aux côtés des institutionnels tels que BPIFrance ou Thésame, quatre dirigeants de start-up : Nicolas Boutherin, dirigeant et associé fondateur de Klokers aux Glaisins, société développant des montres haut de gamme ; Xavier Le Pivert, dirigeant fondateur de Steadysun à Savoie Technolac, entreprise liée au CEA et à l’Institut national de l’énergie solaire et réalisant des prévisions de production d’énergie photovoltaïque ; Dominique Rossignol, dirigeant fondateur de DFD à Savoie Technolac, entreprise fabriquant des machines de lavage de pièces mécaniques utilisant des produits non polluants et Rémi Thomas, dirigeant et associé fondateur de In&Motion au Parc Altaïs, société proposant des systèmes de sécurité intégrés et intelligents pour sportifs.

 

Quatre sociétés aux secteurs d’activité très différents mais dont les thématiques de développement se rejoignent. Tout comme leurs stratégies de financement. Avec des contraintes spécifiques à ces entreprises disruptives dont les produits révolutionnent les marchés. Et n’offrent donc aucun point de comparaison possible aux financeurs éventuels. Comment juger de la pertinence d’un concept quand on n’a ni référence de marché, ni de concurrent comparable, ni aucun bilan à analyser ? «Un casse-tête pour un banquier classique», résume Didier Bruno. Et l’une des raisons pour lesquelles la Cera a créé uneagence dédiée à l’innovation qui non seulement ne s’adresse qu’à ce type de société, mais qui joue aussi la carte de l’écosystème et s’appuie sur un réseau d’experts pour juger de la qualité des projets présentés. «Des créateurs qui sont très rapidement confrontés à des besoins de financement très conséquents», souligne Lucile Gheno de BPIFrance. Car il leur faut assumer les coûts de R&D, ceux d’un personnel plutôt très qualifié, ceux d’un développement rapide à l’international avec des marchés souvent d’emblée mondiaux, ceux du dépôt éventuel de brevets...

 

Et pendant les mois qui vont passer, il faut pouvoir passer le cap. D’où la nécessité absolue de dimensionner le financement de l’entreprise dès le départ. Et plus encore de le construire et de le phaser très en amont. En choisissant des stratégies et des outils adaptés à chaque étape de développement.

«Il y a trois phases, analyse Rémi Thomas, l’anté création, la création et l’amorçage. Dans la première phase nous avons, avec mes deux associés, apporté des fonds complétés par un prêt d’honneur du réseau Initiative Grand Annecy et l’appui d’une banque. Puis, et c’était programmé dès le début, une première levée de fonds d’amorçage un an plus tard avec des business angels. Et nous programmons la prochaine levée pour juillet 2016.»

En visant cette fois-là des montants plus importants (peut être 2 millions d’euros) qui nécessiteront le recours à des fonds d’investissement. La question de l’amorçage Fonds d’investissement dont tous les participants ont estimé qu’ils intervenaient trop peu en amorçage. Alors qu’il existe une véritable panoplie d’aides à l’innovation (prêts, subventions, avances remboursables...), l’intervention en haut de bilan est plus problématique. 

[...]

Pour Klokers, Nicolas Boutherin a encore élargi la palette des financements. Car après avoir, avec son associé, construit la première étape du développement de son entreprise en réalisant deux levées de fonds (1,5 million d’euros déjà mobilisés) auprès de business angels et family offices, plus le soutien de la Bpi et programmé unetroisième levée de fonds pour fin 2015-début 2016, Nicolas Boutherin s’est aussi adressé au financement participatif. Klokers a en effet collecté 605 000 euros (en 45 jours de campagne) sur la plateforme kickstarter. Un financement, mais aussi une opération marketing et un lancement de produit puisque par l’intermédiaire de cette opération, Klokers a en fait réuni 1  700 pré-commandes pour ses premières montres qui ne seront livrées qu’en février prochain. Un nouvel outil dans la palette pour les entreprises. 

[...]

Source : Eco des Pays de Savoie

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